dimanche 3 avril 2011

Du contexte culturel au coaching interculturel


Nous vivons depuis notre naissance dans un état inconscient et conditionné par des modèles. Ce qui forme, au sens large, notre culture à laquelle nous sommes attachés, voire accrochés.

La véritable nature de l’Homme ou l’inné de chacun (types psychologiques selon CG Jung ou MBTI - Myers Briggs Type Indicator) n’est pas notre conditionnement rationnel (profil culturel). Elle est à la fois plus grande que ça et plus petite que Soi. Tout est contenu dans ce Un, unique et inaliénable.

Imaginez la graine du coquelicot à sa floraison, si frêle, gracieuse et éphémère voulant s’offrir le luxe d’une autre grandeur pour devenir un chêne majestueux et centenaire de nos forêts !!! Elle a de forte chance, pour n’y arriver jamais, d’avoir à subir une existence difficile à vouloir s’écarter de sa nature véritable.

L’ « Art du coaching », l’efficacité et la primauté du coach sont de permettre, d’abord, la distinction entre manipulation inconsciente et conditionnée, voire hypnotisée, d’avec un éveil conscient, pour produire l’homéostasie ou équilibre et l’intégrer à sa véritable nature.

Le coaching intervient à la fois dans ces deux réalités complémentaires et co-existantes. Même si 99% de nos activités cognitives sont de l’ordre de l’inconscient, le 1% de notre conscience, aujourd’hui, s’est suffisamment développé à promouvoir des concepts et mécaniques qu’il sait ou doit savoir nous permettre d’échapper à cette manipulation et produire un sursaut plutôt qu’un chaos fratricide et la répétition de l’échec.

Notre culture personnelle et collective identifiée, en se déconditionnant, s’offre une ouverture sur une autre réalité interne comme externe. Cette ouverture est appelée : « interculturalité ». S’approprier ses éléments, rend hommage à l’humain et fait partie d’un coaching spécifique en milieu d’organisation.

Plus qu’une consolidation d’équipe, le coaching interculturel est la dimension supérieure à l’échelle universelle.

Dans un contexte de mondialisation (globalisation), cette communion des forces compétentes et des idées devient un atout maître concurrentiel et un développement durable.

vendredi 25 mars 2011

Vik Muniz, Waste Land

Si ce n'est déjà fait, prenez le temps de voir ce film. En extrait sur YouTube et en cliquant sur le titre.
Il me donne la chair de poule par sa grâce humaine et artistique. Pourtant, le lieu est loin d'être inspirant pour les nantis que nous sommes. Mais la beauté est partout, suffit de regarder.
Belle leçon d'humilité.

jeudi 24 mars 2011

Multiculturalité et performance



A l’heure déjà bien sonnée de la mondialisation, nous ne pouvons plus faire abstraction dans la gestion de nos échanges économiques, sociaux voire religieux des nouvelles formes de communication interpersonnelle activées par la différence des modèles culturels.


La culture est formée de la somme des valeurs des caractères, d’us et de coutumes édités par des lois naturelles ou proclamées et accumulés par strates générationnelles depuis des temps ancestraux. Les différences culturelles sont d’origine systémique, organique, internationale, nationale, régionale, familiale, universitaire, organisationnelle ou professionnelle.

De façon macroscopique comme microscopique, sur le plan biologique, nous savons que le métissage représente un apport bénéfique pour la continuité, l’évolution et le renforcement des espèces. Il en va de même du rapprochement en ce qui concerne nos rapports humains dans la société comme dans l’entreprise pour faire progresser la créativité de la communication comme des technologies.


Aujourd’hui, aucune société identitaire ne peut se réclamer d’une culture ou d’une évolution supérieure à une autre. Nous connaissons les ravages meurtriers et génocidaires que cela engendrent qu’une nation ou qu’un peuple de l'espèce humaine se range derrière cette opinion. Nous faisons tous partie d’une globalité où chacun devient responsable de ses émissions d’énergie personnelle (physique, émotionnelle) qu’il déploie autour de lui.

Dans notre vaste monde, pourtant si restreint comparativement à l’immensité de l’univers, nous sommes tous par la force des choses et des lois de l’attraction, inter-reliés par nos cultures respectives. Dans un monde de communication de plus en plus virtuelle, les frontières géographiques ne représentent plus rien. Il est temps de reconsidérer l’alter ego dans un alter mondialisme humain dans lequel la gestion de l’inter-culturalité devient un centre d’attraction et une valeur ajoutée.

Les terrains propices à ces échanges d’énergie et de créativité participative sont à l’évidence portés par la sphère du social dont un des moteurs principaux d’intégration est l’entreprise, désormais identifiée dans ce 21 ème siècle ou 3 ème millénaire, comme groupe projet pour imaginer de nouvelles solutions face à la concurrence. Ce haut lieu des compétences et de ressources humaines organisé pour un même objectif de production, se doit d’allier par un management approprié à toutes les différences pour créer la cohésion face aux nouvelles conditions de croissance et d'innovation au service de l’entreprise.


Au-delà des préjugés, la diversité culturelle représente aussi un pari pour le respect et la tolérance au travers celles des caractères et des connaissances. La « co-naissance », produit d'un partage collectif, enrichit l’expérience commune pour promouvoir de nouvelles décisions opérationnelles.

Avec l’inter-culturalité, nous sommes aussi impliqués dans l’interaction, une stratégie d’innovation concrète et un facteur de progrès pour des enjeux internationaux des hautes performances.

Donnons à l’entreprise les moyens de sa diversité en devenant une véritable "boîte" de crayon de couleurs d’intelligence.

dimanche 13 mars 2011

Vision sur l' Inter-Culturalité


Qu’elle soit en nous ou autour de nous, dans notre entourage immédiat ou bien, plus largement relayée dans les réseaux sociaux, l'inter-culturalité est une véritable révolution planétaire aujourd'hui (facebook, 500 millions de membres actifs dans le monde dont 17,2millions en France en juillet 2010, la plus grande concentration au monde). Mais quoi en faire ?

Dans les entreprises nationales ou multinationales où les différences culturelles et de caractères persistent au sein des équipes et des cellules, des liens forts doivent s’établir pour faire preuve d’humilité et montrer une volonté de bâtir l’échange au-delà des identités.

Nous pourrions aborder et développer ce thème sous forme de questions, moteur d’un processus coaching pour comprendre les enjeux et adopter un nouveau management général à l’échelle individuelle.

Par exemple:

Comment gérer les différences ?

Comment adapter son management à la diversité ?

Comment respecter les clés d’une communication interculturelle ?

Comment entretenir des relations interpersonnelles de qualité dans le respect de chacun en amont du business pur et dur?

Comment se former en continu à d’autres cultures ?

Comment faire preuve d’humilité pour construire la relation ?

Autant de questions nécessaires pour appréhender l’ouverture à soi, mais aussi à l’autre et ainsi conquérir de nouvelles parts relationnelles pour une nouvelle créativité de marché.

En France, nous avons encore cet handicap de croire que notre culture (identifiée aux droits de l’Homme et au passé, depuis la révolution de 1789 et le siècle des Lumières) reste en référence à l’échelle du monde. Il suffit de sortir de notre zone de confort franco-française qui se rétrécie de plus en plus, et du territoire (mère patrie) pour s’apercevoir de l’impact erroné et réduit de cette vision supérieure, arrogante et colonialiste qui perdure dans les esprits. Nous sommes incapables de faire notre auto critique des systèmes pour agir dessus et produire un changement. Cette introspection nécessaire permettrait de considérer d'autres possibles de nos talents. Nos élites et aussi chacun de nous devraient s'en inspirer.

Le monde change, il est temps de prendre en compte d’autres paramètres de communication interpersonnelle et de semer, dans le respect et l’humilité, des nouvelles terres de conscience avant de récolter.

La France a un retard conséquent, d’au moins 15 à 20 ans à rattraper dans ce domaine pour reprendre une légitimité internationale, culturelle, économique pour développer et retrouver un rapport sain, décomplexé avec elle-même sur le plan individuel et collectif.

L’interculturalité passe par l'autocritique de nos fonctionnements et des systèmes qui nous gouvernent, tout en respectant nos valeurs personnelles. Elle consiste à regarder à la fois en nous mais aussi plus loin que nous.

C'est une piste pour chacun à devenir de nouveaux leaders des temps modernes.

vendredi 25 février 2011

Les 3 histoires de Steve Jobs

http://www.dailymotion.com/video/xd92sw_les-3-histoires-de-steve-jobs-stanf_lifestyle

Pour ceux qui doutent encore que la vie c'est maintenant. En cliquant sur le titre

dimanche 13 février 2011

Pour une prophylaxie globale du corps et de l'esprit

Nos croyances limitantes, nos vies sédentaires et pressées, notre obéissance aux modèles de la performance, etc, nous ont amené à nous séparer de notre corps. Certaines de ses fonctions innées (comme la respiration) ont été aliénées au fur et à mesure de notre existence, pour finir de vivre dans un corps rigide, tendu et souffrant. Ce corps est devenu le reflet de nos tensions guidées par notre mental lui même abreuvé aux formules conventionnelles de nos sociétés dites modernes .
Les vidéos proposées (en cliquant sur le titre) inspireront peut-être le renouveau de vos mouvements possibles, voire fossiles, pour votre écologie personnelle.

samedi 12 février 2011

le corps gardien de nos émotions

En cliquant sur le titre, Thierry Janssen nous explique la prophylaxie à mettre en place pour un meilleur équilibre de notre vie pour une voie de la liberté personnelle. Et qui Libre??

mercredi 15 septembre 2010

La conscience ou le quart de seconde fatidique

C'est un retour pour moi après un long silence, une longue marche et quelques embrassades amicales. Le partage et la convivialité furent forts appréciés. En chemin, j'ai pu prendre le temps du recueillement intérieur et du regard projeté sur moi. Il est salutaire de prendre du recul et d'apprécier la distance sur les évènements. Ce regard devrait être une prophylaxie émotionnelle accessible à tous, pour un mieux être personnel au présent. Or, le regard que l'on porte sur soi, n'est qu'un reflet de notre conscience contemporaine identifiée à notre rôle social, professionnel ou familial qui renforcerait plutôt la conscience de notre ego.

A peine 1% des activités cognitives de notre cerveau concerne notre conscient.
Les 99 autres sont de l'ordre de l'autonome et de l'inconscient. Toutes réflexions sur la composition de notre Moi, n'interroge que ce Moi, sans aller visiter les profondeurs de l'inconscient. Grâce aux récentes découvertes neuro-scientifiques et aux IRMF ( Imagerie par Résonance Magnétique Fonctionnelle), nous avons la confirmation que nos comportements, nos instincts et donc nos réactions sont dues à la structure tri-unique de notre cerveau humain. Notre conscience joue un rôle inexistant dans nos réactions. Elle conditionne l'action créatrice et à un niveau supérieur, l'action de l'action que j'appelle la "cré-action".

Explication
La première des informations transmises à notre cerveau passe d'abord par notre cerveau reptilien autonome, garant de la survie ( 650 millions d'années). Il a 3 fonctions essentielles pour se garder en vie:
1. consommer (air, eau, nourriture)
2. assurer sa sécurité et garder son territoire
3. copuler ( reproduction de l'espèce)
C'est la raison pour laquelle depuis l'origine, vous ne décidez pas de respirer, d'avoir faim, d'avoir peur, ou d'une pulsion sexuelle. Le deuxième type d'informations transmises se fera sur l'expérience durant les évènements de l'apprentissage par des prises de risque pendant l'enfance, ou l'adolescence. Les résultats et les sensations de ceux-ci, bons ou mauvais, plaisir ou déplaisir, passeront par le cerveau limbique (50 millions d'années) ou cerveau émotionnel. Tous les grands mammifères en sont dotés. Il est le centre de l'inconscient, relayé au second plan, selon la thèse créationniste, nous léguant encore suffisamment de traces aliénantes dans nos systèmes socio-culturel conventionnels. Ce cerveau émotionnel agit aussi de façon autonome. Il stockera l'expérience acquise bonne ou mauvaise sous forme de résidus dans un petit appendice appelé amygdale chez les mammifères évolués dont l'espèce humaine. Toute information vitale pour l'équilibre de l'homme (danger, stress, plaisir, envies, ...) va être interprétée d'abord par ces deux cerveaux (reptilien, limbique), pour produire une action archaïque mais déterminante face à la situation. Par exemple, en situation de danger, ou de stress, tout le corps, sous l'effet de l'adrénaline (hormone produite par le limbique), sera mobilisé rapidement pour fuir, se défendre ou attaquer. Un afflux de sang alimentera en surplus le coeur pour transporter l'oxygène en plus grande quantité. Il se mettra à battre plus vite. Les poumons se gonfleront pour capter davantage d'air en cas de lutte ou de fuite. Les sens seront activés et décuplés pour enclencher une nouvelle acuité d'éveil, les pupilles se dilateront, les narines se gonfleront, le système auditif sera à l'affût, etc. Vous êtes en alerte maximum pour vaincre le danger et rétablir votre équilibre menacé. Pendant toutes ces actions (plutôt réactions) notre troisième cerveau, le néo-cortex chez nous les humains, (2,5 millions d'années) celui qui nous distingue de l'espèce animal et doit nous élever par notre conscience, notre puissance rationnelle, notre créativité, lui n'est toujours pas renseigné sur et activé par l'information que les deux autres ont déjà assimilés ... Ce néo cortex, bien qu'il soit notre conscience, notre capacité de raisonnement et que nous en faisons outrancièrement référence, nous lui donnons une place si importante pour démontrer notre quotient d'intelligence puisqu'il justifie nos diplômes, notre position sociale, notre salaire et notre compte en banque, ce cortex n'est pas autonome pour élaborer une stratégie. Il dépend des informations que détient le limbique. Toute action créatrice du néo-cortex sera élaborée à partir de l'amygdale et de sa mémoire. La conscience passera à l'action que si elle a un objectif clairement défini, repérable et mesurable. C'est sa fonction et ça lui prend plus de temps à élaborer. C'est justement, l'amygdale comme indiquée ci-dessus, qui enverra l'information à ce cortex pour décider d'une action créatrice à construire alors que la réaction sera déjà en cours, voire terminée avec les effets et conséquences que cala peut supposer. Il va donc se passer au moins 1/4 de seconde de décalage entre la réaction salvatrice ou sacrilège et l'action créative et raisonnée. Ce quart de seconde change toute la destinée de l'espèce humaine prise au piège de ses émotions avant de pouvoir agir de façon ordonnée et bienveillante. Dans vos habitudes émotionnelles négatives, perturbatrices et destructrices de vie familiale ou sociale, comme l'abandon, la privation affective, la soumission, la défiance, la dévalorisation, l'exclusion, l'échec, la vulnérabilité, le perfectionnisme, le sentiment d'exception ou les syndromes multiples, vous ne pouvez pas commander à votre coeur de ne pas s'emballer, comme à votre estomac de ne pas se nouer, à votre gorge de ne pas se serrer, à votre corps de ne pas transpirer, à vos yeux de ne pas pleurer, à la peur de ne pas intervenir. Vous sombrez, malheureusement dépassés par la puissance de l'inconscient dans des sentiments de colère, de honte, de tristesse, d'impuissance, de haine, de fureur, d'angoisse, de manque de confiance en soi, de culpabilité, de timidité ou de pulsion de mort. Ces schémas comportementaux ou raccourcis cérébraux aux quels vous vous êtes identifiés, vous rappellent à tous une expérience négative de votre enfance, ou de votre parcours de vie stockée par l'amygdale. A chaque situation du même aspect, elle vous rappellera l'infortune et elle réagira selon les mêmes modèles qu'auparavant. Toute l'intelligence supposément supérieure de l'homme puisque rationnelle et exigée se trouve court-circuitée et piégée dans ce quart de seconde. Cet espace temps transforme la relation à soi comme celle avec les autres en enfer, aboutissant à la dépression ou à l'anxiété comme au conflit, à la guerre, au divorce, à l'incompréhension et à l'irréparable. Vous ne pouvez pas changer l'ordre établi, mais vous pouvez admettre et accepter cette situation de domination temporelle et l'observer dans ses effets dans le moment présent. Ensuite, et avec beaucoup de discipline, vous pouvez entrainer grâce à votre pouvoir créateur et rationnel à progressivement vous offrir d'autres actions, un nouvel éveil et une nouvelle conscience émotionnelle. Vous pourrez ainsi contribuer à faire augmenter le 1% des activités cognitives de votre conscience.

Processus
La preuve formelle et incontestée de ce quart de seconde par les neuro-sciences, nous donne un nouvel espoir. Tout se passe donc dans ce moment décalé mais présent à soi où le corps devient notre GPS émotionnel. Pouvoir repérer ses émotions pour mieux les contrôler, les mettre à jour pour mieux nous en défaire, c'est déjà nous libérer de nos prisons sans mur. Chaque fois que vous sentez une émotion venir roder autour de vous, profitez de la situation pour apprendre à désapprendre vos réflexes aliénés des expériences antérieures. Même si la peur est présente, ne la fuyez pas. Pour apprendre sans peur, vous devez connaître la peur. Une méthode souvent bénéfique est de vous concentrer sur votre respiration et de sentir tous vos mouvements internes. Pour celles et ceux qui savent, vous avez la méditation, l'imagination active ou la pleine conscience. Commencez à vous offrir 5 minutes détachées de tous contextes rationnels, comme la réflexion, le questionnement puis augmentez selon votre rythme. Ainsi vous profiterez pleinement de vous pour vous sentir unifiés, authentiques et naturels. Vous vous réapproprierez vos vrais pouvoirs sur vos valeurs. Plus jamais, vous ne serez seuls. Votre compagnie vous suffira déjà pour vous reconnaître par vous même sans avoir besoin de la reconnaissance extérieure. En vous faisant grandir, vous ferez grandir le monde. Vous deviendrez un véritable leader des temps modernes.

mercredi 5 mai 2010

Partir


Pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, je me propose un interlude dans mes activités et dans ma vie pour un voyage au "lent cours". D'abord, je rentre en France et je me mets sur le chemin de Compostelle au départ de Vezelay.
Une fois en route, mes pieds me porteront jusqu'à Bordeaux pour une première étape. J'y retrouverai l'amour simple de ma fille et de beaucoup d'amis qu'il me faut embrasser. Je pars à la rencontre de nouvelles énergies fécondes, plus spirituelles et fondatrices. J'ai ce besoin aussi de m'ouvrir à une nouvelle conscience plus éloignée du matérialisme encombrant d'un monde fou. Je verrai ce qu'en chemin je trouverai pour me ressourcer, un pas après l'autre, juste vivre le moment présent. Je suis convaincu du sens profond et du développement durable que ce périple va déposer en moi.

Avant de prendre ce temps de séparation avec vous, j'aimerais vous laisser cette phrase que mon ami Shayam m'a transmise et avec laquelle je vais cheminer pendant les semaines à venir. Je vous la confie et si elle vous rejoint au fond de vous même, alors nous marcherons ensemble et solitaire, quelque part, entourés de magnifiques paysages.
L'incarnation sur Terre n'est pas une carrière, mais l'opportunité de devenir conscient dans les pires conditions. Pour cela, il s'agit d'avoir l'humilité d'être plus grand que soi. Shayam
Merci mon ami, avec ça, je pars serein pour mieux revenir. Ton esprit tact m'accompagne vers de nouveaux horizons intérieurs.

À bientôt vous tous. Nous nous revoyons d'ici 5 à 6 mois. En attendant, je serai toujours ravi de recevoir vos commentaires et de garder le lien.

dimanche 28 mars 2010

Rizière et Land Art

Cliquez sur le titre pour voir la suite du diaporama ou enregistrer ce lien ci dessous






http://docs.google.com/present/edit?id=0Abw1UCOsYLr1ZGczanh2cmNfMGRqNHd2dGdq&hl=fr

lundi 8 mars 2010

Alexandre Bilodeau


Pour illustrer et compléter l’article précédent intitulé « Changer », je vous propose de visionner cette vidéo http://www.radio-canada.ca/emissions/decouverte/2009-2010/Reportage.asp?idDoc=103778&ref=icoCommentaire#commentaires sur la préparation mentale des athlètes de haut niveau.
Dans ce qui est démontré, vous constaterez l’importance de faire le focus sur l’instant présent pour changer ses perceptions d’une réalité. Le véritable effort à fournir pour cela, consiste à un équilibre entre le mental et le corps. Comme le souligne Alexandre dans le document, le ski n’est plus pour lui ce qui il est (identification), mais ce qu’il fait. Cette distanciation entre les deux me paraît essentielle à comprendre pour atteindre de nouveaux objectifs par une approche de changement 2 et pour créer le déplacement nécessaire.
La transformation et le changement mais surtout les transitions à mener passent dans un travail de contrôle du mental par un entraînement. Ce contrôle passe par la respiration en ce concentrant sur l’instant présent.
Toute cette préparation, pour 23 secondes de course et démontrer que c’est possible d’atteindre d’autres dimensions de la personne en utilisant d'autres de ses talents.

L’hyperactivité du mental, conditionné au passé, cherchant à s’évader dans un futur qui n’arrivera peut-être jamais, contrarie l’équilibre biologique et naturel du corps et bafoue son intelligence émotionnelle. Puisque le corps est empêché, il va réagir pour maintenir sa place et ses fonctions vitales en installant une somatisation qui, au début, va provoquer une simple alerte qui finira à terme par un accident. Il est donc important de respecter et de reconnaître que les émotions autonomes suscitées par le corps sont déterminantes dans la performance pour atteindre l’objectif.

Cette illustration peut facilement être transposée à la vie de tous les jours et en particulier, appliquée à nous même.

Voila pourquoi et comment la puissance de notre néo-cortex par son intelligence rationnelle doit se mettre au service de l’intelligence émotionnelle du corps et devenir le partenaire de ses fonctions autonomes pour créer cette fois un changement de niveau 3.
Plutôt que de dissocier le corps et le mental, pour ne privilégier et célébrer que le rationnel de notre intelligence, le nouvel être a besoin d’une conciliation et se doit d’éduquer ou d’entraîner, en même temps, les deux.

Il serait bon et souhaitable aujourd’hui que les écoles tiennent compte de ce nouvel apprentissage pour former les élites de demain. En attendant, une démarche personnelle s’impose.

Je vous signale qu’Alexandre Bilodeau a remporté la médaille d’or aux derniers jeux olympiques de Vancouver 2010 en ski acrobatique en bosses.

Patientez ! Parfois une vidéo publicitaire (15 sec) est diffusée au début du document.
Vos commentaires sur le sujet seront appréciés.

samedi 6 mars 2010

Changer

Pour cette édition de mars de « à la croisée des blogs » du collectif « développement personnel » relayer ce mois ci par DocG du blog en pleine conscience, j’aimerais vous faire part de ma réflexion sur le thème imposé du changement et dont l’intitulé est : Est-il vraiment possible de changer ?

C’est sûr pour moi, si vous vous posez la question directement sous cet angle et sans interroger une part de votre conscience, le changement est tout simplement impossible. Car vous resterez constamment identifié à l’image fictive de votre Moi. De cette manière, tout au long de votre entreprise de changement, vous allez vous engager à renforcer étape par étape et successivement cette image de vous-même, gonflée par votre mental, lui-même, identifié à vos modèles. Ce qui finira inévitablement par vous mettre dans un stress et de plus en plus mal à l’aise. Vous ne pourrez pas très longtemps vivre artificiellement en confondant une histoire fabriquée par votre mental et votre vraie nature, votre essence de vie. Très rapidement, votre organisme vous lancera des alertes somatiques auxquelles il vous faudra répondre par de promptes acuités et par des actions adaptées pour conserver votre sérénité et votre équilibre. Sinon, ce sera l’accident.

Alors, la question la plus pertinente et raisonnable pour moi à poser, je la formulerais de cette manière.
Pour quoi (en deux mots) changer ? Mais immédiatement, me vient une autre question !
Qu’est ce que le changement ?

Un changement implique deux constats clairement ciblés :
  • qu’il y ait une insatisfaction, un inconfort, un malaise et un renoncement conscient d’une part initiale pour une autre
  • qu’il y ait alors un déplacement de l’objet initial vers un autre, créant ainsi une nouvelle situation.
Le changement ne se décrète pas, il se vit
Changer ne veut pas dire se défaire de ce que vous avez appris pour le remplacer par d’autres modèles pour toujours alimenter l’image fictive de vous-même que vous vous efforcez de montrer.
Changer, ce n’est pas faire le contraire ou se positionner à l’opposé de ce que vous faisiez auparavant. Sous cette vision, le changement correspond à un changement de niveau 1, et rien ne garantira son succès, sauf à rester dans la répétition de l’échec qui interviendra à plus ou moins long terme. Inutile de gaspiller vos forces et votre temps dans ce changement ou d’y voir un nouveau défi personnel.

Changer, c’est avant tout se positionner définitivement sur ses propres valeurs et les clarifier, pour construire le renouveau de sa vie.
Changer c’est reprendre ses pouvoirs authentiques :
1- en repérant et en éliminant les schémas, les modèles, les principes, les préceptes, les concepts, les croyances et les mythes populaires et traditionnels qui ne vous appartiennent pas,
2- en devenant conscient de l'autonomie émotionnelle de votre cerveau. En claire, et contrairement à nos croyances, ce n'est pas vous qui pilotez la réaction primitive.

Surtout ne pas vouloir SE changer, mais vouloir devenir qui on est dans notre essence et non celui que l’on croit être depuis notre naissance, car accepter intellectuellement ou mentalement, c’est croire.

Le changement est d’ordre situationnel (les lieux, le nouveau patron, les nouveaux rôles de l'équipe, la nouvelle politique, le nouveau partenaire, la nouvelle situation, …) et il englobe plusieurs niveaux (structurel, organisationnel, systémique). William Bridges

Changer c’est agir sur le système.

Changer signifie créer des modifications dans son comportement qui va agir sur tout notre système de vie et d’équilibre et va prendre la forme d’un nouveau comportement.
(changement de niveau 2).

Exemple archaïque de comportement :
Imaginez-vous conduire une auto, la plus belle si vous voulez, au stade de l’identification !!! Vous roulez sur une route plate et droite à 100 km/h. Subitement, la route va devenir montante. Que va-t-il se passer ? La vitesse de l’auto va ralentir évidemment !
Quel sera votre premier réflexe ? Appuyer sur l’accélérateur pour compenser le ralentissement. Mais la montée de la route va encore s’accentuer, la cadence de l’auto va encore décroître. Donc, même réflexe, appuyer un peu plus sur la pédale. Vous allez répéter ce même geste pour vouloir garder votre cadence (votre acquis). Plus la route va grimper, plus vous voudrez maintenir votre rythme. Cette attitude de reproduction égale est appelée en systémique un changement de niveau 1.
Jusqu’au moment où le moteur ne pourra plus subir votre comportement aveugle et entêté, au mieux, il va caler, au pire, exploser. Pour qu’un changement devienne efficace et maintienne un équilibre sain et sans danger, vous allez devoir créer un nouveau rapport et agir sur le système. Vous allez actionner le levier de vitesse (c’est un changement de niveau 2). Votre régime sera alors plus confortable pour la mécanique. Je passe là sur les détails créatifs qu’il aura fallu mettre au point pour trouver ce nouveau rapport. Ce changement de vitesse se fait en rétrogradant le couple moteur/roue. Or, je suppose que la plupart du temps dans la vie, si vous souhaitez le changement, ce n’est pas pour envisager de rétrograder votre rapport à la situation, (vos acquis) mais pour l’améliorer. Dés le départ, vous êtes confronté à ce paradoxe …

Explication
La difficulté dans un changement de niveau 2, pour réellement créer le changement, réside à désapprendre les modèles anciens ancrés et existants qui ont eu pour effet de former un faux équilibre apparent (par exemple : préférer le plaisir pour éviter la souffrance) qui a surtout aliéné la personne dans son fonctionnement.
La plupart de ces modèles sont le fruit et la résultante de facteurs archaïques ou de pulsions ancestrales que nous avons été contraints d’admettre par obéissance inconsciente à un ordre établi depuis notre enfance. Ils peuvent être d’ordre générationnel, familial, culturel, spirituel, social, scolaire ou universitaire. Ils restent au niveau groupal et sont rarement individués. Ils ont opéré sur vous un conditionnement de façon isolée ou conjuguée et ont crée au fur et à mesure et insidieusement une fonction et un rôle auquel vous vous êtes identifié et que vous ne voulez en aucun cas remettre en question puisque vous le croyez juste!

Changement et transitions
Tout changement de niveau 2 dans un système passe par des transitions. Nous l’avons vu, le changement est situationnel et externe à la personne quand les transitions sont internes.
« À moins qu'il n'y ait transition, le changement ne se produira pas. » William Bridges
Ces transitions sont souvent vécues dans de fortes douleurs, dans un lâcher prises violent suite à un chaos. Ils mettent l’individu à l’épreuve où il est sans certitude de retrouver une nouvelle position confortable immédiatement après. Son identité apparente est défaite et ne correspond plus à rien. Il ressent seulement dans son secret qu’il ne peut plus parader ou continuer à jouer ce rôle qui est la conséquence de sa défaite. Dans une situation d’impasse ou d’échec, quand vous n’avez en apparence plus de pouvoir ou de choix sur la situation, il vous reste encore celui de dire Non. C’est ce qui provoque le changement.
Au début, se confrontant au vide de l’inconnu, chaque approche du changement 2 par de saines transitions représente un inconfort et une insécurité souvent pire en comparaison à l’état initial. Généralement, cette métamorphose est lente à produire des effets positifs reconnaissables pour admettre un vrai changement. Pour certains, impatients et rigides, sans espoir visible et tangible, restant contrôlés par un rationnel de référence, et choisissant le plaisir immédiat et la facilité, ils renonceront rapidement, jusqu’à faire éclater le moteur et répéter la même conduite. Les changements 2 ne voient jamais le jour pour eux, préférant la peur connue de perdre, à la joie inconnue de gagner. La souffrance endurée chez eux n’ayant pas encore atteint son paroxysme dans le chaos, ils répéteront ce pattern inlassablement puisqu’ils y sont identifiés. Ainsi, quelqu’un qui est identifié à des complexes d’abandon, d’alcool, de violence psychologique ou physique, de drogue ou pris par des comportements anxiogènes ou de colère, de conduite à risque, d’empressement, de perfectionnisme ou de paraître, continuera dans cette veine.

Certes, le passage de ces états transitionnels est souvent difficile pour l’intégration des nouveaux ancrages. Pour ceux des plus courageux et déterminés à quitter ce cycle infernal, ces transitions s’opèrent sur du long terme par des deuils successifs, des allers retours et des renoncements pour voir apparaître enfin, un soulagement à leur souffrance, quelque fois longtemps après l’évènement générateur du chaos. Ils pourront alors trouver comme une forme de résilience au bout de leur chemin d’éveil. Et plus rien ne sera pareil pour eux à la suite de cette transformation.

Espoir et renaissance
Dernièrement dans la presse, j’ai lu la déclaration d’un ancien premier ministre français déchu de ses pouvoirs, suite à une affaire de financement de partie politique. Il reconnaissait que s’il a échoué, c’est parce qu’il a « voulu aller trop vite ». Au fond de moi, j’ai apprécié cet aveu de sagesse de sa part au grand public. Pour moi, il en sort grandi. Alors, tout espoir n’est pas perdu.
Vous connaissez tous cet adage populaire « qui n’avance pas recule ». L’être humain est condamné à cette évolution, s’adapter à une nouvelle proposition de vie individuelle et collective ou mourir.

Ceci peut être comparable à l’histoire de l’évolution des espèces et à celle de l’être humain au travers le temps pour qu’aujourd’hui, il s’éveille enfin avec ses intelligences. Toute l’histoire moderne de l’humanité, depuis la découverte de l’écriture (3200 ans av JC, marquant le deuxième grand changement créatif de niveau 2 de l’espèce humaine, après la découverte du feu), s’est fixée sur ces modèles triviaux, pour aboutir au 20 siècle, représentant le sommet de l’inconscience et de la crédulité de ce concept du tout rationnel.
Je soupçonne que la plupart d’entre les individus et au fond d’eux-mêmes, secrètement, souhaite le changement rien que pour se libérer de la représentation du monde qu’ils se sont fabriqués, de son attachement, de son accaparement, de sa cupidité, de son indigence et de sa peur. Et peu importe, que vous soyez une personne importante ou non sur le plan extérieur. Jusqu’à présent, c’est le monde qui vous dit que vous êtes important ou non. C’est lui qui scelle votre réussite, votre insignifiance ou votre chute.

Nous avons vécu jusqu’à ce 21ème siècle dans un monde fou et vous avez cru ce monde fou. Vous avez attendu, espéré et permis de ce monde fou qu’il vous dise que vous êtes important. Et vous l’avez cru !!! Quelques temps plus tard, ce même monde vous dit que vous n’êtes plus important pour X raisons (perte d’emploi, divorce, limite d’âge, …), mais vous avez perdu votre position. Et entre temps, quelqu’un d’autre a pris votre place. Le malheur, c’est que vous vous étiez identifié à cette position, à ce rôle.

À l’échelon groupal et international d’une recherche de reconnaissance, nous savons aujourd’hui que nous sommes tous concernés et impliqués dans la globalisation pour les générations futures et le sort de notre planète.
Quel est le sens de la domination et du pouvoir dans cette perspective ?
Comme réponse, cela équivaut à dire, de ne plus reproduire le modèle de nos ancêtres et renoncer aux guerres fratricides, aux meurtres, à la vengeance, à la jalousie, à la convoitise du bien de l’autre, au pouvoir de l’un sur l’autre, du toujours plus et de vouloir constamment être ailleurs que là où nous sommes pour en savourer les délices.
Ainsi le disait cet éminent petit bonhomme nommé Gandhi : « commence à incarner le changement que tu voudrais voir chez les autres ».

Pour conclure et enfin répondre à cette question cruciale du début ; « est-il vraiment possible de changer? », je vous livre ici cette réponse qui n’engage que moi, comme « éloge de la fuite » ou de l’éveil.
« Tant que l’on aura pas diffusé très largement au travers les Hommes de cette planète, la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont il l’utilise et tant qu’on aura pas dit que jusqu’ici c’était pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quelque chose qui change. » Henri Laborit

De tout cœur et humblement avec ouverture, je souhaite bon courage à tous ceux qui choisissent le chemin de l’éveil, de la connaissance de soi et du développement personnel par de saines pratiques pour changer, plutôt que préférer l’apparente facilité des modèles auxquels ils s’identifient pour continuer de jouer un rôle falsifié dès le départ.
Tôt ou tard, nous sommes tous confrontés et exposés à l’expérience du changement de niveau 2. La mort nous dépouille de tout ce qui n’est pas nous. Votre compte en banque, vos biens matériels accumulés, vos titres ou votre position sociale ne vous seront d’aucun secours. Alors, à quoi cela vous servirait-il d’être le plus riche du cimetière ?
Ce nouveau millénaire rempli d’espoir et de scepticisme, mûri par l’avènement de la crise économique et écologique mondiale, produit d’un rationnel fou et loin d’être résorbée, indique aux sages effrontés les plus clairvoyants, la voie d’une nouvelle perspective de changement porteur de sens, celui de notre renouveau personnel pour le bien de tous.

jeudi 25 février 2010

Alain Touraine

http://www.les-ernest.fr/alain_touraine
Sous ce lien ou en cliquant sur le titre pour un accès direct, je vous invite à visionner cette vidéo où le sociologue Alain Touraine nous propose une géographie de la crise entre l'économie et le social qui afflige le monde de la globalisation d'aujourd'hui.
Il nous propose deux pistes et seulement deux pour redonner du sens à la vie.
Pour ma part, je me rallie à cette analyse et à ce constat. J'aurai peine à le désavouer faisant partie de cette catégorie de gens qui ont quitté les repères du modèle français qui ne représentent plus rien et qui petit à petit se désagrègent.
Par contre et heureusement, derrière ce gros cumulus comme dans la métaphore de Touraine, il est temps maintenant de se prendre en charge pour créer de nouveaux liens.
Bonne réflexion.

jeudi 28 janvier 2010

Et qui libre ??? Ou le moment présent !!!

Le seul moment qui compte

À vous référer à vos modèles culturels, pour apparaître conforme, vous vous devez d’avoir un projet, une ambition et vous connecter à votre futur. La société contemporaine dans son ensemble accentue fortement cet effet de mise en scène, de mise avant pour vous conforter et vous laisser croire à votre mise en valeur. Si vous lisez les journaux, si vous regardez la télévision, si vous prenez de l’information sur le Web ou si vous écoutez les bons conseils de votre entourage pour y prendre racine vous serez assurément tenter de participer à cette anticipation.

Attention, de ce modèle, progressivement, vous en deviendrez les esclaves. Qui ne s’est pas laissé influencer par cette formule « plus tard quand je serai …, quand j’aurai atteint tel ou tel expérience, tel ou tel promotion…, quand je serai médaillé ou diplômé …) juste pour se croire ailleurs et arrivé. J’ai même connu des gens qui, en recevant leur nouvel agenda, alors que l’année était loin d’être terminée, se sont déjà rendu à la fin de l’année suivante, s’imaginant dans un ailleurs meilleur et zapant en une seule étape plus de 365 jours.


D’où vient cette attirance frénétique pour le lendemain ?

Cette manie de se projeter, basée sur vos apprentissages accumulés dans votre passé, constituant ainsi vos références et votre expérience, va vous couper de votre réalité, de votre noyau dur d’où vous pouvez tirer toute votre essence. Emporté dans un élan normatif, vous allez accepter de vous disperser, de vous fuir, de vous sauver dans les deux sens du terme, sans jamais réellement savoir si vous allez parvenir un jour à ce moment futur. Dans cette évasion, cette fuite ou ce sauvetage, vous ne ferez que répéter les mêmes comportements au travers lesquels vous vous êtes identifiés. Parfois ces modèles archaïques d’identification se reproduisent de générations en générations. Parfois, vous les imitez pour obtenir reconnaissance et gratification pour être moins seul. Vous restez ainsi fidèles au modèle. Vous obéissez pour ne pas décevoir, au risque assurément de vous aliéner.
Pour d’autres, pétrifiés dans ces modèles, le futur ou le lendemain ne représente que de l’inconnu et de la peur. Ils se réfugieront alors dans leur passé et activerons au fur et à mesure de graves troubles de santé mentale.
Si le passé est révolu, qu’il n’est que l’accumulation de souvenirs irréparables et intangibles, dansant sauvagement dans votre mémoire, le futur, lui, constitue la source alimentant votre stress au quotidien, au travail, en société, en famille, aux examens. Chacune de ces épreuves est un fardeau sur vos épaules d’où ces expressions imagées, « j’en ai plein le dos », « j’en ai ras le casque ». La peur de ne pas réussir, de ne pas être reconnu, d’être rejeté, de ne pas être aimé s’accumule et se confond à la peur suprême d’abandonner vos idées égotiques ou à l’extrême, de voir périr votre enveloppe charnelle.
Cette addiction au futur, vous la portez en vous comme un tatouage indélébile qui agit sur vous avec malveillance. Chaque fois que le stress vous envahit, c’est qu’une échéance de temps rode dans vos parages. Cette échéance paniquée est souvent vécue comme étant capitale pour affronter la vie ou vous défendre de la mort. Dans ce défi, le triomphe héroïque de votre ego en dépend jusqu’à l’épuisement.


Une histoire de conjugaison

Pour garder votre équilibre et vous maintenir en survie, vous allez faire des allers-retours entre un passé refuge connu et un futur énigmatique et fuyard qui sera toujours reporté à plus tard et jamais atteint . Ce stress et cette peur du lendemain vous paralysent et vous amènent tout droit à la procrastination qui représente un compromis de résignation. La langue française dans sa conjugaison prête souvent à confusion une interprétation du futur indicatif avec un futur conditionnel : « demain, je ferai ceci ou cela. », sous entendu, « demain Si je suis en forme, Si j’ai encore envie, S’il fait beau, Si j’ai de la chance, etc ». Donc, demain n’est jamais sûr, il est souvent remis à plus tard. Il reste hypothétique et conditionnel. Dans d’autres civilisations et notamment au Japon, le futur n’existe pas. Les japonais l’appréhendent autrement. Dans leur langue et leur grammaire, donc dans leur communication des modèles rien ne s’y réfère et ça donne sensiblement cette formule anachronique : « Demain, je fais !!! ».
Rendez vous compte de l’injonction qu’ils se font à eux-mêmes et qui se répercute de façon collective dans les caractères ? Leur futur est ramené à un présent. La peur inconsciemment projetée est évacuée, où tout est possible, ce qui permet la transcendance et l’accès au moment présent. Pour un occidental, ce système ouvre vers une révolution personnelle de comportement, un changement radical dans l’appréhension des responsabilités.
C’est dans le présent que la vie est. Elle ne peut être ailleurs qu’en vous. Vous ne pouvez pas fuir. Vous êtes, ici et maintenant. C’est le seul moment qui compte pour sentir, voir, écouter, goûter, toucher et surtout respirer avec tous vos instincts. Et quand ce futur sera là, ce sera encore du moment présent.
En quoi vous est-il insupportable ce moment présent qui vous oblige à vous en échapper ?


Le fil de sa Soie

Certes, il est important de savoir anticiper, réfléchir et avoir des projets, mais certains critères sont à respecter si vous voulez que cette anticipation vous apporte un bénéfice bienfaisant.
Avant, les paysans dans leur sagesse savaient anticiper des récoltes pour la survie de tous. Une gestion sommaire mais judicieuse s’opérait en engrangeant chaque année une part de leur moisson. Les graines céréalières étaient à nouveau semées assurant ainsi un cycle nourricier.
Cette attitude de bon sens n’était que le résultat attentionné de chaque moment présent à entretenir leur terre et à surveiller laborieusement leur production au rythme des aléas naturels, livrée à une météo succinctement prévisible. Pour eux, la réponse se faisait heure par heure, au jour le jour, saison par saison avec observation irrationnelle de tous les éléments.

Imaginez-vous pratiquer l’alpiniste de hauts niveaux. Votre but étant d’atteindre le sommet de la montagne. Pour y parvenir, vous allez devoir préparer votre expédition, essayer de prévoir les pièges des éléments naturels, etc (anticipation). Une fois en cordée, suspendu dans les airs, seulement accroché de vos phalanges au mur rocheux et retenu par un simple cordon, vous avez comme seuls points d’appuis dérisoires sous vos bouts de pieds, des pitons plantés dans la roche pour maintenir votre équilibre inconfortable. Mais il va vous falloir progresser avec les autres compagnons pour gagner du terrain sur la pierre. D’abord, rendu à l’évidence physique et viscérale d’être à chaque instant confronté, non plus au danger mais à l’accident fatal au moindre faux pas, vous ne pouvez pas vous permette de vous réfugier dans un passé et encore moins de fuir dans un futur. Vous êtes Ici et Maintenant. À la moindre échappée, c’est la fin.
Rendu à ce point, vous vous apercevrez de votre petitesse face à la grandeur et la force des éléments terrestres. Leurs lancer un défi équivaut vaniteusement à se prétendre invincible comme dans les croyances réconfortantes de la mythologie qui nous tiennent de modèles.
Alors plus mal qu’une araignée sur votre paroi, toute votre vigilance sera mise à l’épreuve. Toute la plus grande présence de votre être au-delà de tout sera requise, jusqu’à la limite de vos forces, pour survivre à chaque progression, millimètres par millimètres, cherchant de nouveaux points d’appui à tâtons, du bout des doigts, sans jamais être sûr. Vous allez devoir vous faire confiance et avancer. Tous vos muscles mus et commandés par vos instincts seront douloureusement utiles et exacerbés. Ça sera, vivre ou mourir, blanc ou noir, lumière ou ténèbres où chaque demi teinte d’équilibre précaire, créée par vous, deviendra votre sanctuaire.
C’est l’expérience personnelle du chemin qui sera votre triomphe et non pas le sommet, car une fois atteint, un autre se présentera. Peu importe, qu’il soit de pierre, d’air ou de mer.
Prenez la métaphore dans n’importe quel sens. Il en va de même pour l’âme humaine. Ce sont tous ces gestes prophylactiques portés à Soi au présent du quotidien qui vous amène à la quiétude et à la paix. N’est ce pas l’objectif ultime ou le sommet de votre mission de vie ?
Vous l’avez compris, pour vivre ce moment présent, il vous suffit de faire taire en vous ce bruit mental, cette petite voix incessante qui vous parle, vous perturbe et vous parasite. Celle qui vous fait jouer un rôle devant un mur comme décor pour vous séparer ou vous faire dévisser de votre vraie montagne.
Revenir à Soi, ne pas intervenir, ne pas dialoguer avec votre petite voix, ne pas vouloir avoir raison sur elle, juste observer ce qui se passe et filer tranquillement le fil de sa Soi(e). C’est déjà être libre ! « Et Qui Libre ??? »

mercredi 13 janvier 2010

Ted à Paris

Désormais, vous pourrez rejoindre les conférences Ted en français dont la première rencontre aura lieu à Paris le 30 janvier 2010, à l'espace Cardin.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette formule, je vous suggère la visite pour basculer dans un autre monde où les nouveaux génies de toutes disciplines viennent pour se rencontrer et s'écouter.

lundi 11 janvier 2010

Invictus

Je ne suis pas à donner des conseils, mais je vous suggère le dernier film de Clint Eastwood " Invictus, avec Morgan Freeman et Matt Damon. C' est un moment d'une grande intensité émotionnelle. Ce film reprend l'histoire vraie de la prise de fonction présidentielle de Nelson Mandela en Afrique du Sud après ses 27 années d'emprisonnement et sa libération. Vous pourrez entrevoir dans ce film le courage, la sagesse, les convictions personnelles et le charisme de cet homme d'exception.
Voilà un comportement de leadership et de force de mobilisation du potentiel humain qui représente pour moi un exemple à suivre comme guide de changement et de gestion de talents.
Avis aux amateurs et surtout aux professionnels de tous poils, de toutes couleurs et de toute modestie.
Vos commentaires seront les bienvenus.

lundi 4 janvier 2010

mardi 29 décembre 2009

Les bonnes résolutions de début d'année

Qui ne s’est pas souhaité comme tous les ans, dans son huis clos personnel, d’entamer l’année nouvelle avec de bonnes résolutions ? Entre nous, voilà ce qu’on appelle communément « un serpent de mer » ou en langage journalistique « un marronnier » Un peu comme à l’arrivée du printemps, les bons remèdes amaigrissants avant les beaux jours. Ils reviennent chaque année en automatisme. Ça fait vendre paraît-il ! Et bien sûr, comme chaque année toutes ces bonnes résolutions se seront diluées au fil des semaines (trois ou quatre pour les plus téméraires) suivant le jour de l’An. Et de voir arriver le printemps dans les mêmes dispositions que les années précédentes. Et ainsi de suite disait la fourmi obéissante et travailleuse en toute bonne foi.

Au hasard de mes furetages web, il m arrive de lire sur ce sujet des avis sur ce qui serait bon de faire et je ressens souvent derrière ces lectures comme une trop grande certitude laissée par les auteurs. Quelque chose ne passe pas pour moi si je me situe au niveau du lecteur grand public qui recherche des solutions au changement. Je perçois un état de pression voire de culpabilité supplémentaire que les auteurs s’infligent à eux-mêmes et surtout à ceux qu’ils cherchent à orienter en prodiguant leur point de vue pour rester dans les rangs. Pour moi, ces pistes résonnent comme une déclaration à renforcer l’ego et ne tiennent pas compte de la spécificité du lecteur ordinaire vers qui le message est destiné.
Je ne ressens pas la racine authentique des auteurs formulant leurs phrases au travers leur vécu, leurs expériences et surtout honnêtement leurs échecs. Quelles ont été les phases déterminantes pour dépasser leurs limites ? Comment se sont-ils pris pour rectifier leur tendance ?
Alors nous lisons une profusion de conseils sans connaître le pourquoi du succès (s’il y a eu succès !) des formules proposées. Comme si rédiger des recettes pour occuper un terrain médiatique, était la panacée du renouveau applicable à tous avec toujours en subliminal cette forme de domination de la pensée rationnelle contre l’intuitif de la personne où les mots ne représentent uniquement que des directions à suivre.

Malheureusement, dans ce concept des mots, un peu plus de la même chose, c’est toujours un peu plus du même résultat. Ce n’est pas la littérature qui manque sur le sujet du mieux être ou de la guérison de l’âme humaine. Mais voilà, plus il y en a et plus la souffrance humaine devient pesante et plus la solitude empire dans cette société. C’est comme quand vous ouvrez un livre de cuisine et particulièrement à la rubrique l’art de faire son pain. Pour ceux qui s’y sont frottés, c’est la recette la plus simple et la plus basique de toutes (de la farine et de l’eau, des proportions en quantité, des temps de levage et de cuisson à respecter), Vous pouvez suivre la recette mots pour mots et vous identifier au boulanger, ce n’est pas cela qui feront de vous un vrai artisan et surtout sortir du fourneau un vrai pain moelleux à déguster entre amis. Il y a une chimie, une alchimie, une physique, une métaphysique qui opèrent dans toutes choses pour aboutir au résultat d’excellence. C’est cet ensemble qui forme l’expérience patiemment acquise malgré les nombreux échecs rencontrés sur le parcours.
Cette réussite s’inscrit dans un Grand Tout relié à nous, aux autres, aux choses, de cette planète.
De la patience donc, mais pas seulement.

S’il s’agit de plats cuisinés, l’échec n’est pas très grave. Mais là, la matière est humaine et je ne parle pas de votre orgueil ou de votre fierté, si elle en a pris un coup dans l’expérience culinaire précédente ce n’est pas plus mal.

L’analogie est la même qu’avec les recettes de développement personnel apprises quelque part et sommairement mise à jour par des nouvelles références à la Ferriss, Robbins ou Pavlina. Notre lecteur candidat à la réussite pense pouvoir détenir le contrôle global des évènements à venir en voulant imiter ce qui est dit. Il lui suffit de lire ces recettes numériquement dans le bon ordre, de rester studieux et appliqué, de prendre les bonnes résolutions de croire enfin à sa bonne étoile, à son nouveau rôle qu’il s’est fabriqué, de le visualiser, de s’y tenir et l’affaire est dans le sac.
Ben Non !!! C’est ce que j’appelle l’effet placebo ou la méthode Couë. Ça ne marche pas à tous les coups et ça ne dure pas dans le temps !!!
Ces raccourcis de synthèse ne sont que des leurres et des manipulations pour tous les candidats au bonheur, au travers lesquels ils continueront désespérément à s’identifier et à s’accrocher au modèle.
C’est sûr, dans cette entreprise de transformation de soi, la sage patience de l’attente n’y suffira pas, il faut autre chose. Il faut agir, sans cela point de salut en retour. Mais surtout ne pas confondre, action et gesticulation.
Alors, notre candidat va se mettre à penser son action. Plus il va penser son action, plus il va activer son mécanisme mental. Plus celui-ci est activé, plus il va se sentir mal à l’aise avec sa vision. Il va installer en lui un dialogue avec sa petite voix intérieure qui deviendra régulier et perpétuel, débarquant souvent par surprise avec des phrases assassinent pour le détourner de ses ambitions. Au fur et à mesure et très vite son « action penser » associée à ses démons va devenir insupportable pour finir en réaction. Dans le moins spectaculaire des cas, il réagira sobrement sur lui en refoulant, mais avec le temps, il actionnera maladies, dépression, angoisses,…. Dans le pire, en le défoulant sur son entourage immédiat, il passera des actes de violences verbales ou physiques et se mettra en rupture du lien familial, professionnel ou social, ….

Par exemple, prenez le cas d’un hyperactif, genre cadre dirigeant voulant s’imposer avec sa force de l’âge, jeune ou vieille et sa force de vente (à l’inverse, vous pouvez tout aussi bien prendre un timide, le concept s’appliquera) qui voudrait se concentrer sur ses bonnes résolutions et devenir encore plus leader. Sa détermination volontaire, acquise au travers ses cultures universitaires, professionnelles et corporatives, doit lui être profitable en retour. Il va comme chaque année projeter son objectif de réussite, investit des bons conseils glanés ici ou là et démontré qu’il sait avec peut-être en plus cette fois une nouvelle croyance sur la loi de l’attraction vantée par le dernier best seller sur l’empowerment et surtout suréquipé d’un positivisme forcené comme à son image (dents longues et blanches). Son volontarisme, sa détermination, son acharnement sont pourtant légitimes et respectables, en apparences pour tous, mais tant qu’il restera identifié à ces modèles, il sera dans les mêmes écueils et retrouvera très vite l’infortune et la déconvenue sur son chemin.

Alors je vous pose cette question :
ne pensez vous pas que l’action salvatrice pour le mener à la réussite serait peut-être synonyme de Non action ? Ne rien faire et observer ce qui se passe ? Surtout ne pas analyser ? Voilà une bonne résolution !!!
Je pourrai m’arrêter là et vous souhaiter une bonne année ! Mais j’entends en échos votre mental réagir.

Oh lala !!! Mais c’est dangereux ça, ne rien faire !!! Comment je vais obtenir ma promotion ? Cette idée est complètement loufoque et irresponsable.!!!
Mieux vaut être dans une fausse bonne conscience majoritairement représentée et naviguer en eaux troubles que de se différencier de cette masse. Continuer à imiter le modèle. Utiliser son stress soi disant créateur et persister dans la même chose, bla bla bla, etc, etc.
Et c’est la répétition de l’échec.
Où chacun, dans ce système continuera de passer à côté de son pouvoir authentique. Pas celui du pouvoir SUR l’autre, celui du pouvoir POUR l’autre de lui-même, là où son chemin l’appelle.

Voilà ce qui me gène dans ce qui nous est souvent présenté.

Vous pouvez croire qu’il est possible d’échapper aux diktats extérieurs en appliquant des remèdes nouveaux mais vous jouez toujours le même rôle. Si vous suivez tout ce qu’on vous propose de faire, à coup sûr, vous vous préparez à la surchauffe de votre personnalité pour imploser.
Vous avez beau vouloir prendre toutes les bonnes résolutions du monde et faire tous les efforts pour parvenir à échapper au modèle. Il vous rattrape. Dans un cas, vous pensez en être débarrassé et pouvoir agir seul, selon vos propres systèmes, dans l’autre, vous le reproduisez et la spirale du malaise renaît.

Dans cette position, l’ego est renforcé à tous les coups. Il va toujours en redemander car il adore que vous le sollicitiez à ce jeu et aime que vous le remettiez en scène. Et c’est lui qui triomphe. Au lieu de vous servir de lui, c’est lui qui se sert de vous. Voilà la combinaison gagnante du stress et de la culture du toujours plus. Plus de consommation, plus de reconnaissance, plus de notoriété, plus de matériel, plus vite, plus loin, plus grand, plus haut sur le podium, plus d’angoisse, plus de pollution mentale et terrestre et moins de vie à l’intérieur. À ce régime, vous voyez défilé les années, s’épuisé votre beauté et s’évaporé votre bonheur en remettant toujours à plus tard votre essence de vie, dans un futur qui n’existera peut-être jamais pour vous.

La seule bonne résolution qui convienne, n’est pas inscrite dans un livre ou un magazine. Elle ne sortira pas de la rhétorique d’un gourou de la loi de l’attraction ou de la pensée magique et positive. Tout cela n’est que manipulation et identification à des modèles pour se justifier la reconnaissance et l’appartenance au groupe.
Cette seule bonne résolution vous est offerte à la naissance. Mais pour des raisons de dépendance en égard à votre survie à l’état de nourrisson, vous ne pouviez vous appuyer seul sur votre destin. Depuis, bien que vous êtes devenu adulte, la culpabilité et la morale s’en sont mêlées. Vous avez adopté cette voie de bienséance maniérée et surchargée qui ne vous appartient pas et qui ne vous présente aucun avantage dans votre mission de vie mais qui au contraire, vous encombre plutôt.

Vous avez d’abord le devoir de reprendre vos pouvoirs et de sentir en vous ce qui résonne comme vrai, pour vous. Vous serez certainement surpris de constater que tout un tas de petits riens sont souvent générateurs du grand bonheur. Souvenez-vous, dans toutes vos réussites, ces petits riens ont fait la différence, ils vous ont inspiré et ressourcé. Que ces petits riens ne sont pas les fruits des bonnes résolutions puisqu’ils résidaient déjà en vous qu’il suffisait d’en sentir l’énergie et de vous faire confiance. La seule bonne résolution consiste à désapprendre pour apprendre à prendre votre vrai destin en main.

Pour cela, je n’ai pas besoin d’attendre dans une fausse allégresse la venue d’une nouvelle année. Je m’en inspire tous les jours. C’est mon équilibre de vie, ma joie, ma paix et ma grâce pour me ressourcer. Il n’y a pas d’effort à fournir. C’est là et chaque fois qu’il est possible, j’en fais profiter les autres. C’est vrai, nous sommes moins nombreux dans cette quiétude, le paraître fait encore trop souvent école. Devant les apparences, derrière le masque et le personnage qui l’anime comme une mise en scène au théâtre, le corps parle et il se ment en même temps, la blessure et la souffrance restent vives, l’édifice vacille, la vérité éclate car la personne n’est pas présente à ce qui se joue ?

La voie du développement personnel demande un accompagnement pour ne pas se perdre dans des dédales piégeux, parfois dangereux et ne pas s’épuiser dans des efforts maladroits et inutiles. Pourquoi pas un accompagnement par un processus de coaching pour aborder la nouvelle année ? Non pas pour imiter le maître de séance et regarder dans la même direction que lui, mais pour voir plus loin que lui. Il ne pousse rien sous l’ombre des grands arbres.
Voilà mon humble point de vue. Vous possédez en vous vos propres solutions. Faites vous confiance, restez vrai et souriez à la vie car vous êtes la vie. Vous pouvez inspirer plus d’une personne autour de vous de cette façon. Vous distinguez, sans vous distancez des autres.
Je vous offre au plus profond de moi, ce message d’amour et de paix pour 2010.

mercredi 9 décembre 2009

Développement durable de la personne

L’humanité a contracté une maladie collective. Les gens sont si absorbés par ce qui arrive, si hypnotisés par le monde des formes fluctuantes, si pris par le contenu de leur vie, qu'ils ont oublié leur essence, ce qui se trouve au-delà du contenu, de la forme, au-delà de la pensée. Ils sont si régentés par le temps qu'ils ont oublié l'éternité, qui est leur origine, leur bercail, leur destinée. Eckhart Tollé

Aucune obédience médicale traditionnelle occidentale, aucun pouvoir rationnel de l'économie ou du social, aucune église n'a pu empêcher cette épidémie. Au contraire, ils l'alimentent depuis plusieurs siècles. Pourtant, il existe une voie pour retrouver une santé physique et mentale. Une voie de salut, de calme, de sagesse et de paix, la conscience de Soi.
Tisser le fil de sa Soi(e), c’est le développement durable de l’individu. Chacun peut y prétendre, pas besoin de matériel encombrant ni de dispersion d’énergie. Il suffit juste que l'individu se recentre sur ses perceptions, qu'il fasse taire le bruit de ses pensées, son mental, son égo, qu'il change la perspective de sa vision et se débarrasse de ses croyances sur lui-même. Pour découvrir enfin l'expérience de sa liberté.
Mais changer de trottoir, d'emploi, de région ou d'environnement, de compagne ne suffira pas si vous emmenez avec vous les mêmes schémas erronés et aliénants.
Pour réussir votre entreprise de transformation, vous devez agir et influer sur votre système personnel et réviser les histoires qui vous ont imprégné en défaut par des modèles d'apprentissages familiaux, universitaires ou professionnels et des comportements culturels conditionnés. Des programmes auxquels vous vous êtes identifiés au travers toutes vos expériences. Toutes celles-ci ont fini par constituer une certaine image de vous que vous entretenez et qui vous laisse amère et toujours insatisfait.
Toutes ces attitudes dociles, cette discipline studieuse et obéissante pour être reconnu et accepté socialement, vous ont écarté de votre propre histoire de vie. Elles vous ont conduit à l'ignorance de votre potentiel, de vos valeurs et de vos pouvoirs. Elles ont altéré vos rêves, votre imagination et votre créativité.
Si vous êtes tenté par l’expérience de connaître la vraie personne dissimulée derrière votre identité, vous ancrerez à jamais votre écologie personnelle. Vous saurez alors traduire pour vous et autour de vous dans un espace de sérénité tous les bienfaits de votre réussite. Vous vous sentirez accepté et reconnu d'abord par vous-même avant de trouver la reconnaissance à l’extérieur, auprès des autres.
Ce nouveau départ et cet élan ne vous quitteront plus. Comme l'enfant tâtonne ses premiers pas, une fois qu'il a dépassé ces étapes, il ne retourne plus en arrière. Ses acquis deviennent définitifs. Ce qui lui aura permis de gagner cette autonomie ? C’est justement l'avantage de la non prédominance d'activité de son mental à cet âge. Maintenant, transplantez la même expérience à l'âge adulte, avec l'épreuve sabotée par les rumeurs du mental ? La majorité des individus renoncerait à se tenir debout. Je vous laisse imaginez la scène dans les rues ou la jungle !!!
Optez pour votre développement durable et votre écologie personnelle pour retrouver entrain, joie, paix intérieure, réussite de vos projets de vie professionnelle, personnelle ou artistique.
Devenez un leader des temps modernes en toute simplicité.

mardi 1 décembre 2009

La fin de l'ére du jetable ?

Un article à lire où vous retrouverez les différents thèmes abordés:
Capitalisme = égoïsme ?
La crise s'est-elle réglée trop vite?
et
La fin de l'ère du jetable ?
Bonne lecture en cliquant sur le titre.

jeudi 26 novembre 2009

Écologie

À l’aube déjà bien entamée du 21ème siècle et à peine dépassée du 3ème millénaire, il est plus qu’important de remettre en perspective une nouvelle image de l’individu dans la société universelle en lien avec l’écologie et l’environnement de notre Terre Mère.
Pour les plus sages d’entre tous, nous reconnaissons aujourd’hui les limites dangereuses et catastrophiques du toujours plus des systèmes économiques imposés, alliées à l’indifférence de nos valeurs personnelles. Il suffit de regarder et d’analyser les raisons de la récente crise économique ou de reconsidérer l’histoire meurtrière du 20ème siècle pour s’apercevoir que ce monde est devenu fou. Nous connaissons et mesurons les causes de ces effets néfastes sur la société et l’environnement. Des responsabilités pédagogiques de toutes natures s’imposent.

Et en m'interrogeant, une seule question m’apparaît qui est celle, non pas du Pourquoi, mais du Quoi ?
Et il me semble évident qu’accompagner l’individu et les organisations à se reprendre et se repérer dans cette mondialisation, me paraît être une action de prophylaxie pour un horizon nouveau. Cet accompagnement consiste à ouvrir les volets de notre « maison » pour y faire pénétrer la lumière du soleil plutôt que d’allumer une bougie dans la pénombre. Dans cette métaphore, chacun pourra reconsidérer son identité et son essence de vie pour s’intégrer au contemporain de ce grand tout de la planète et de l’univers. Il ne peut pas y avoir d’écologie sans passer par l’individu et son évolution personnelle et son développement durable.
Au travers mes rencontres et mes coachings, j’essaie modestement mais avec conviction de créer chez mes clients une nouvelle forme de responsabilisation, une nouvelle conscience pour un mieux être et surtout une santé mentale plus autonome. L’impact du changement nourri par la peur est encore difficilement perçu parmi eux. Et pourtant en toute humilité, je suis convaincu par cette voie créatrice de liberté et d’énergie nouvelle entre les peuples.

mardi 27 octobre 2009

Aide humanitaire

Il y a longtemps, mais je me souviens.
Je me souviens, d'une émission de télévision, d'un temps où j'étais très fidèle à l'écran.
Des jeunes primo délinquants Américains étaient contraints dans un centre de réinsertion à passer des épreuves d'endurance physiques (marche, course à pieds, escalade, canoyng, etc) dans des conditions extrêmes, à la limite de l’épreuve de force et de survie. Le taux de pertes humaines avait certainement peu d’importance dans les résultats.
Cette jeunesse était astreinte aussi à des cours de morale. Tous ces cours étaient donnés selon une méthode forte et rigoureuse, toujours à la limite de l’humiliation.
À un des cours qu’ils suivaient pour leur réhabilitation, un jour le formateur instructeur leurs posa ces questions.
Quelles sont les raisons pour lesquelles vous seriez capables de tuer quelqu'un ?
Les réponses fusèrent sans hésitation : « si, on touche à ma mère, à mon père, à ma famille », « si, on m'insulte publiquement », « si, je me sens en danger » et « si ... », et « si ... ».
Ensuite, il leur posa une autre question.
Quelles sont les raisons pour lesquelles vous seriez capables de dire à quelqu'un que vous l'aimez ?
Silence !!!
Oui, un silence parlant d’émotion refoulée, de gène, de manque de repères. Un silence criant aussi de défaillance humaine, de douleur et de souffrance, de solitude et de désespoir.
Aucune réponse ne sortit de l’assemblée. Mais on sentait le chagrin; les visages et les corps se saisirent et se pétrirent d’impuissance à répondre.
La question avait atteint son but. Mais personne n’a pu enseigner la suite.

dimanche 6 septembre 2009

Dr Jill BolteTaylor

En décembre 1996, Le docteur Jill Bolte Taylor, neuro-anatomiste se réveille avec une pathologie cérébrale majeure. Cette hémorragie cérébrale déposant un caillot de sang de la grosseur d'une balle de golf, va affecter tout son cerveau gauche, laissant intact la partie droite de son fonctionnement cognitif.
Écoutez le témoignage de son expérience vécue tant du point de vue du malade que de l'expert neurologue. Elle nous livre là une extraordinaire découverte sur le fonctionnement émotionnel et rationnel de nos deux hémisphères cérébraux.
Je vous laisse tirer vos conclusions sur l'évidente nécessité de concilier nos deux entités cognitives pour une meilleure santé mentale, un meilleur partage de nos valeurs et enfin appréhender un nouveau monde.

En cliquant sur le titre vous aurez accès à la vidéo.

samedi 5 septembre 2009

"D'une grande école on devrait sortir grandi"

Dans un livre incisif, "J’ai fait HEC et je m’en excuse", Florence Noiville, écrivain et journaliste, fustige les filières de l’excellence. Ont-elles une responsabilité dans la crise ? Manquent-elles de réflexion éthique ? En exclusivité pour Madame Figaro, Bernard Ramanantsoa, directeur du groupe HEC, répond. Débat détonnant.

Lire la suite de l'article en cliquant sur le titre
Referencement gratuit